« Si Faouzi Laatiris soustrait les objets aux territoires de leur fonction, ce n’est pas seulement pour les exalter en les faisant pénétrer ainsi dans l’espace sacré de l’art, (il n’est ni archéologue, ni assembleur de reliques) ; mais davantage pour célébrer avec eux, le réel, comme la force vive d’un présent que seul un artiste peut construire.
Ainsi, les objets choisis, un verre, une table, aussi banals soient-ils (mais essentiels dans leur relation,minimalistes dans leurs usage), s’unissent, se répondent et se relient immédiatement à tout ce que nous sentons et que nous ne voyons pas : cette réalité précisément, celle qui les agit, et à laquelle l’artiste offrira la forme d’une sculpture, peut-être, construite par la proximité des objets entre eux, tout autant par le récit virtuel des gestes, désormais effacés, de ceux qui les ont humanisés. »
Par Jean-Louis Froment
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